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Publié par MediaEtudiant.fr, dans Formations, le 13/07/2011

Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche (CNESER) ; composé de 68 membres représentant les Universités et établissement assimilés (personnels et étudiants) et des personnalités du monde politique, culturel, éducatif ; a adopté ce mardi 12 juillet le projet de refonte de la licence.
Valérie Pécresse l’avait annoncé le 22 juin dernier : elle souhaitait « faire de la licence un diplôme national de référence pour les étudiants comme pour les employeurs. »
Son tout récent successeur au poste de Ministre de l’Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, était resté plus modéré quant aux objectifs visés par le projet de nouvelle licence : « L’objectif est de remettre les étudiants au cœur de la licence. Le taux d’échec actuel de 20 % est beaucoup trop important ». Position justifiable par son nouveau statut, et perceptible dans les résultats définitifs du vote : 26 voix pour, 20 contre et 14 abstentions.
Questionnés sur la similitude entre ce projet et celui du plan Réussir en licence, les parties à l’accord signé par le CNERES rappellent les avancées prévues par cette réforme qui entrera en application dès la rentrée 2012, en fonction des moyens à disposition dans chacune des universités pour cette nouvelle licence.
La professionnalisation du diplôme de Licence : deux engagements majeurs concernant l’inscription à un stage facultatif dès la première année, au programme de toutes les filières, et l’accroissement du principe d’insertion professionnelle avec une plus forte collaboration entre universités et entreprises. Sur ce point, le nouveau ministre est ferme lorsqu’il affirme vouloir une licence qui « soit un vrai passeport pour l’emploi. Il faut en finir avec ce travers français qui veut que les entreprises ne s’intéressent qu’à des candidats ayant étudié exactement leur spécialité ».
L’harmonisation des cursus et des modalités d’évaluation : avec un socle minimum de 1500 heures pour tous les cursus, l’enjeu consiste aussi à la généralisation des dispositifs d’aide et de réorientation mis à disposition de l’étudiant et surtout à la suppression des notes éliminatoires et l’acceptation unanime du principe de compensation annuelle ».
Elles « représentent un progrès important en matière de droits étudiants. En réaffirmant le droit aux rattrapages, l’arrêté permettra de lutter contre l’échec artificiel qui est aujourd’hui organisé dans certaines filières. », se félicitent l’ensemble des organisations étudiantes partie au vote.
Les mécontents ne se sont pas fait prier. Dès l’annonce des résultats du vote, plusieurs associations étudiantes et politiques se sont insurgés contre ce qu’ils présentent comme « une imposture », « un recul énorme pour l’université qui vient perdre ici son autonomie ».
Les critiques touchent essentiellement les notions de « référentiels disciplinaires » et l’absence du principe de « connaissance », très vite remplacé selon eux par celui de « compétence ».
Beaucoup craignent finalement une trop grande harmonisation du diplôme de licence, et qui pourrait conduire à l’effacement de certains cursus qui perdraient alors toute leur spécificité, en termes d’organisation des enseignements et de validation des savoirs.
Le stage est obligatoire pour valider sa licence LEA. Vous pouvez le réaliser dans une entreprise française ou partir à l'étranger pour mieux pratiquer la langue. la durée du stage varie selon l'université.
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