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Publié par Swan,
dans Cinéma, le 08/02/2011

Le dernier film, Black Swan, de Darren Aronofsky ne sort en France que demain, mais les étudiants expatriés outre-Atlantique ont eu le privilège de le découvrir dès le mois de décembre.
La plupart d’entre vous connaissent certainement Requiem for a Dream, le plus connu des films de Darren Aronofsky. Dans Black Swan, certes on ne parle plus de drogue dures, mais les personnages vivent tout de même dans un monde très éprouvant, physiquement et mentalement : celui de la danse.
Que celles et ceux qui sont nostalgiques des cours de danse du mercredi après-midi de leur enfance passent leur chemin, Darren Aronofsky filme le milieu professionnel du ballet, celui auquel on n’appartient qu’en lui sacrifiant tout. Pour ce qui est des sacrifices, Nina (interprétée par Natalie Portman) n’a pas fait les choses à moitié : chaque instant de sa vie est consacré à la danse, des orteils qu’on fait craquer au réveil jusqu’à la petite ballerine qui tourne sans fin dans la boîte à musique qui l’endort tous les soirs.
Et tous ces sacrifices risquent de ne pas suffire. Le directeur artistique du ballet de New York, Thomas Leroy (Vincent Cassel) a en effet décidé de remplacer la précédente danseuse étoile de la troupe pour offrir une nouvelle version du célèbre Lac des Cygnes. Nina semble être la danseuse idéale pour interpréter le rôle du Cygne blanc, symbole de l’innocence. Mais sa technique impeccable ne suffit pas, il faut également qu’elle danse le Cygne noir, rivale amoureuse du Cygne blanc, sensuelle et calculatrice – celle qui, dans l'histoire, gagne le cœur de l’homme qui devait épouser le Cygne blanc, poussant finalement cette dernière au suicide.
Celle que tout destine à interpréter le Cygne noir, c’est Lily (Mila Kunis), qui vient seulement d’arriver dans la troupe. Elle danse avec moins de précision mais elle dégage une sensualité qui ne laisse pas le directeur artistique indifférent.
Lorsque Nina est désignée pour le rôle principal malgré cette "imperfection" que lui reproche Thomas Leroy, le thriller psychologique commence. Les autres danseuses jalouses multiplient les coups bas pour la déstabiliser.
Le stress ne cesse jamais puisqu’à la maison, c’est sa mère tyrannique qui maintient la pression en tentant d’accroître encore son emprise sur sa fille : elle-même ancienne danseuse, elle ne vit plus que par procuration à travers la carrière de sa fille, prétendant qu’elle a sacrifié son propre talent pour elle, refusant de reconnaître que Nina est plus douée.
Et puis il y a Lily, toujours présente, toujours plus belle, plus détendue, plus voluptueuse. Nina est obsédée par cette autre danseuse qui lui ressemble tant par certains côtés mais représente aussi tout ce que Nina n’ose pas être, dire et faire. C’est à la fois une amie et une rivale, une sorte de double maléfique.
Rapidement, Nina à ne plus très bien distinguer les faits objectifs de ses craintes. L’angoisse ne la quitte pas et l’écartèle entre son désir de perfection et la tentation de laisser s’exprimer la partie plus sombre de sa personnalité.

Natalie Portman a reçu le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique pour ce rôle impressionnant. Black Swan avait également été nominé comme meilleur film dramatique et Darren Aronofsky aurait pu remporter le Golden Globe du meilleur réalisateur si David Fincher ne l’avait pas eu pour The Social Network.
Ayant vu les deux films et les ayant beaucoup aimé, j’ai préféré Black Swan – pas seulement à cause de mon prénom, j’ai également de vrais arguments : les deux actrices principales forment un duo ambigu et fascinant ; les thèmes de la recherche de la perfection et du choix entre le « raisonnable » et le plaisir ne sont pas restreints au monde de la danse et peuvent s’appliquer à bien d’autres expériences.
Darren Aronofsky met lentement en place une tension qui ne lâche pas le spectateur et joue sans cesse à osciller entre la réalité et l’impossible, faisant preuve d’une créativité qui, si elle en laissera certains dubitatifs, fera vivre un moment exceptionnel à ceux qui accepteront de se laisser entraîner.
Le festival de courts métrages "Ptit Clap", organisé par la ville de Levallois permet aux cinéastes en herbe de prouver leur talent.
A partir du 23 mars 2011, se tiendra à Casablanca, la quatrième édition du festival du film étudiant. L’objectif est de permettre aux jeunes diplômés de l’audiovisuel, nationaux et internationaux, de diffuser leurs œuvres et de développer des partenariats.
De l’esprit complètement délirant de Joe Dante sont nés quelques uns des films les plus réjouissants des années 80 et 90. Vous connaissez sans aucun doute Gremlins et sa suite, L’Aventure Intérieure, Small Soldiers ou encore Les Looney Tunes passent à l’action. Et vous avez peut-être vu, plus récemment, les épisodes qu’il a réalisés pour la série Masters of Horror…
Chassez de votre tête l’image du producteur hollywoodien dans son costume sur-mesure, fumant un gros cigare et entouré d’une horde de jeunes et plantureuses actrices… Aujourd’hui, grâce à Internet, tout un chacun peut devenir producteur de cinéma !
A l’heure du web 2.0 et de ses possibilités d’interactions, de plus en plus de contenus sont soumis, directement dans leur processus de création, à l’aval ou la participation de ceux à qui ils sont destinés.
Le soir du 13 février a vu se dérouler la cérémonie des BAFTA (British Academy of Film and Television Arts), récompenses britanniques pour le cinéma à l’image des Oscars chez les américains.
Il se murmure depuis quelques temps à Hollywood que le grand gagnant de la prochaine soirée des Oscar a été désigné : Le Discours d'un roi
Que ceux qui ont aimé l’histoire des Rois Maudits restent à la maison. Le Dernier des Templiers n’a rien d’un film historique. Le titre original du film, Season of the Witch, est d’ailleurs plus proche de la réalité de cette histoire fantastique qui prend pour cadre le Moyen Age, sa misère, son Église et ses Chevaliers. Sans oublier sa chasse aux sorcières.
Deux grands film sont à l'affiche aux cinémas cette semaine : « Rien à déclarer » et « Le discours d'un roi ».
Comme un air de ressemblance plane, dès l’ouverture du film, dans les plans de la femme à l’écran. La sensualité d’une chevelure blonde peroxydée, sur un corps blanc et langoureux, affirment bientôt l’évocation omniprésente du mythe avec lequel joue le film de Gérald Hustache-Mathieu . Poupoupidou, c’est le frémissement culte des lèvres de Marilyn Monroe à la fin de « I Wanna Be Loved by You », chanté par l'icône-Monroe dans le film culte de Billy Wilder, Certains l’aime chaud (1959).
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